HOMMAGE À JEAN DERRUPPÉ
Lors des XIèmes rencontres de l'ARNU par son Président, Daniel HECK
26 novembre 2001

Messieurs les présidents, Messieurs les professeurs, chers confrères, chers amis, Voici donc nos XIèmes Rencontres.

Tout d’abord un grand merci à vous tous, qui êtes venus si nombreux et parfois de fort loin pour y assister. Les problèmes dont nous allons débattre sont en effet d’une importance capitale pour la profession notariale. Les garanties qu’elle offre justifient dans une grande mesure la confiance que le public met en elle.
Mais avant de donner la parole aux éminents spécialistes que vous êtes venus écouter, je voudrais revenir sur nos Rencontres de l’an passé. Vous vous souvenez qu'un siège était resté vide à cette tribune. C’était celui de notre vice-président, qui était en même temps président de notre conseil scientifique, je veux parler du professeur Jean Derruppé. Comme vous le savez, le professeur Derruppé nous a quittés le 23 mai dernier, après une longue maladie.

Oui, le professeur Jean Derruppé nous a quittés et notre association est en deuil. Bien plus, elle est orpheline avec la perte de celui qui fut, avec Me Jean-Louis Magnan, son fondateur Il fut avec nous dès le premier jour, lorsque nous avons commencé nos activités en 1990, et quel appui il fut pour nous ! C’est une perte bien cruelle que nous éprouvons tous.

Nul mieux que lui en effet ne représentait en sa personne la synthèse parfaite de l’université et du notariat. Né, en effet, dans une famille notariale et devenu l’un des professeurs d’université les plus éminents (il était professeur émérite de la faculté de droit de Bordeaux), il continua d’être fidele au notariat. Nous admirions tous en lui sa simplicité, sa bonté, sa remarquable intelligence et son grand savoir.
 
Oui. Il fut un très grand juriste, et le fait que la « pratique », comme on dit, l’ait adopté suffit à le prouver, ainsi que le faisait si justement observer le professeur Denis Mazeaud, de Paris II, son collègue dans notre conseil scientifique.
Il fut aussi un homme de cœur, de dévouement avec ce bon sens. Ce « sens du raisonnable » qu’a souligné le professeur Jean Hauser dans le beau discours qu’il prononça lors de ses obsèques et que nos adhérents ont pu lire dans le dernier numéro de notre « Lettre d'information »  trimestrielle. Son souvenir, attaché à celui de M Jean-Louis Magnan, restera parmi nous, et continuera de guider notre action.

Nos sentiments de sympathie les plus sincères vont vers sa famille, à qui notre association renouvelle ses condoléances très attristées. Nous sommes très sensibles à ce que son épouse, son frère, notre confrère Jacques Derruppé, et sa fille, Mme Waitzenegger, aient accepté d’honorer de leur présence notre colloque. Qu’ils en soient très sincèrement remerciés.

En souvenir du professeur Derruppé, je vous invite à vous lever et à observer une minute de silence, et que ceux qui croient en Dieu, Lui demandent d’accorder à notre ami le repos éternel (...).

Je vous remercie. Je vous prie de noter qu’une messe sera célébrée pour le repos de l’âme du professeur Derruppé le mercredi 9 janvier prochain à 16 heures en la chapelle Notre-Dame de la Compassion à Paris (17ème), à l’initiative de M. Christian Boutry, directeur du C.F.P.N. de Paris, initiative à laquelle notre association s’est naturellement associée. C’est donc sous le souvenir du professeur Derruppé que seront placés nos travaux.
Mais qui pouvait mieux lui succéder comme vice-président de notre association que le professeur Jacques Foyer, de l’université Panthéon-Assas ? Et comme président de notre Conseil scientifique le professeur Michel Grimaldi, de la même Université ? Ils sont avec nous depuis le début, et sans eux, et sans le professeur Derruppé, nous n’aurions pas pu réaliser ce que nous avons fait depuis 11 ans.
En votre nom à tous, je les remercie d’avoir accepté ces fonctions, en dépit de toutes les activités qui sont les leurs le plus souvent au service du notariat, et c’est un grand honneur qu’ils nous font, tous les deux, d’être avec nous cette tribune. Ainsi, l’action de Jean Derruppé sera continuée, nous en sommes persuadés !
 
Mais place à notre colloque: Me Ferrandès, vous qui avez coordonné une nouvelle fois nos travaux, je vous laisse la parole, mais non sans avoir au préalable chaleureusement remercié nos éminents rapporteurs d’avoir accepté de venir cet après-midi nous apporter toute leur compétence pour éclairer le sujet que nous allons traiter et qui est si important pour le notariat. Me Ferrandès, je vous laisse cette fois définitivement la parole.


 

 
 

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